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Que faire des médicaments dont vous n’avez plus besoin

La réponse courte tient en une phrase : les médicaments dont vous n’avez plus besoin, périmés ou non, se rapportent en pharmacie. Ni la poubelle, ni l’évier, ni les toilettes. Ce qui est exactement accepté varie selon le pays et parfois selon l’officine, et se vérifie au comptoir en une question. Et rien, dans un article, ne peut vous dire si un traitement vous est encore utile : cette question-là appartient à votre médecin ou à votre pharmacien.

Une armoire à pharmacie est une archive, pas un stock

Ouvrez la vôtre et vous n’y trouverez pas une réserve organisée, mais la trace des dix dernières années de la famille. Le sirop d’un hiver où l’aîné toussait, la moitié d’une boîte prescrite après une opération, un tube dont plus personne ne se rappelle l’usage, trois emballages entamés du même antalgique parce qu’on ne savait jamais s’il en restait.

Ce n’est pas du laisser-aller. C’est ce qui arrive mécaniquement quand chaque boîte entre sur ordonnance et que rien n’organise sa sortie. Personne ne se réveille un matin en décidant d’archiver ses maladies.

Rapporter en pharmacie : le geste qui marche partout

En France, les officines collectent les médicaments non utilisés dans le cadre du dispositif Cyclamed. En Belgique, en Suisse et au Québec, les modalités diffèrent, mais la pharmacie reste dans tous les cas le point de retour naturel, et c’est aussi l’endroit où l’on vous dira la règle exacte qui s’applique chez vous.

En pratique : on rapporte les médicaments eux-mêmes, comprimés dans leurs blisters, flacons, tubes, sirops, y compris les boîtes entamées. Les emballages en carton et les notices, eux, relèvent en général du tri papier. Là encore, les consignes varient d’un endroit à l’autre ; poser la question au comptoir prend moins de temps que de chercher la réponse ailleurs.

Ce que cette filière ne prend généralement pas

La collecte des médicaments est faite pour les médicaments, et pas pour tout ce qui traîne à côté. En sont le plus souvent exclus les compléments alimentaires, les cosmétiques et les crèmes de soin, les thermomètres, les radiographies, les dispositifs médicaux et le petit matériel.

Les aiguilles, seringues et autres objets piquants relèvent partout d’une filière séparée, avec des contenants spécifiques : c’est important pour la sécurité des personnes qui manipulent les déchets, et c’est votre pharmacien qui vous indiquera comment procéder. Pour les produits vétérinaires, les règles ne sont pas identiques d’un pays à l’autre — même réflexe, même comptoir.

Pourquoi ni l’évier ni la poubelle

Les stations d’épuration ne sont pas conçues pour retenir les molécules actives des médicaments, et ce qui part dans les toilettes finit dans le milieu naturel. Quant à la poubelle ordinaire, elle expose ceux qui la manipulent, et surtout les enfants et les animaux qui peuvent y accéder avant elle.

C’est aussi une raison de ne pas laisser des boîtes anciennes traîner dans une armoire non fermée. Un médicament qui n’est plus le vôtre reste un médicament actif.

Ce qui ne se tranche pas seul

Une boîte entamée d’un traitement arrêté, un antibiotique dont il reste la moitié, une ordonnance d’il y a deux ans, les médicaments d’un proche décédé : dans tous ces cas, la tentation est de trier soi-même selon ce qu’on croit savoir. C’est justement là qu’il vaut mieux ne pas décider seul.

Le plus simple est de tout mettre dans un sac et de le poser sur le comptoir de la pharmacie en disant ce qui vous fait hésiter. Si une question se pose sur un traitement en cours, c’est votre médecin qui y répond. Le tri matériel, lui, se fait en une minute une fois que la question médicale a été posée à qui de droit.

Où vivre ce qui reste

Chaque notice indique comment conserver le produit qu’elle accompagne, et c’est la seule source à suivre sur ce point. On y lit souvent une exigence d’endroit sec et tempéré, ce que la salle de bain n’est pas vraiment : une étagère haute dans un couloir ou une chambre remplit mieux le contrat, et elle a l’avantage d’être hors de portée des enfants.

Une boîte fermée, une seule, plutôt que des médicaments répartis entre le tiroir de la cuisine, la table de nuit et le sac à main. À quoi ressemble une armoire dont on a fait le tour ? Simplement à une armoire dont vous savez ce qu’elle contient, sans avoir à retourner chaque boîte pour lire une date.