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Que faire du matériel de sport qui ne sert plus

Un vélo d’appartement qui sert de portemanteau, un tapis de course replié contre un mur, un sac de disques en fonte dans un placard : c’est extrêmement courant, et cela ne dit rien de votre sérieux. On achète ce matériel dans une période précise de sa vie, pour une raison qui était valable à ce moment-là. La question du jour est simplement de savoir par où il sort, et cela se règle autrement selon le poids et l’encombrement.

Un appareil inutilisé n’est pas un procès-verbal

Le matériel de sport a cette particularité désagréable : il est gros, il est visible, et il reste dans le champ de vision tous les jours. Contrairement à une machine à pain rangée dans un placard, il rappelle en permanence une intention. C’est pour cette raison qu’on le supporte mal, bien plus que pour la place qu’il occupe.

Il n’y a pourtant pas de morale à en tirer. Un logement change, un emploi du temps change, une salle ouvre à cinq minutes de chez vous et l’appareil devient inutile du jour au lendemain. Ce n’est pas un abandon, c’est une situation qui a bougé.

Le marché de l’occasion est très fourni

Sur les sites de petites annonces, ce type de matériel est proposé en grande quantité, et il l’est encore davantage après les fêtes et au printemps, quand beaucoup de logements se vident. Cela a une conséquence pratique : les prix affichés sont souvent bien au-dessus des prix auxquels les objets partent réellement, et l’attente peut durer des mois.

La rubrique « à donner » du Bon Coin et les applications de don entre voisins vont, elles, beaucoup plus vite. Pour un appareil dont vous ne tirerez de toute façon pas grand-chose, le don a un avantage rare : la personne vient avec un véhicule, monte, démonte au besoin, et repart. Vous n’aurez pas à le descendre.

Le tapis de course est d’abord un problème de poids

Un tapis de course pèse souvent bien plus que ce dont on se souvient au moment de le monter, et il ne passe pas dans une cage d’escalier étroite en un seul morceau. Prévoyez un démontage partiel, deux personnes, et vérifiez que le tablier rentre dans le coffre de celui qui vient le chercher.

Précisez tout cela dans l’annonce : étage, ascenseur ou non, poids approximatif, si vous aidez à porter. Une annonce honnête met un peu plus de temps à trouver quelqu’un, mais elle trouve quelqu’un qui vient réellement — ce qui est le seul critère qui compte.

Haltères, disques et barres : la fonte se traite à part

La fonte concentre beaucoup de masse dans peu de volume, et c’est exactement ce que les collectes d’encombrants supportent le moins bien. Beaucoup de communes fixent des limites de poids ou de nature pour ce qu’elles emportent : le site de votre mairie précise ce qui est accepté, et cela varie d’une commune à l’autre.

À la déchèterie, en revanche, il existe presque toujours une benne à ferraille, où les disques et les haltères ont leur place. Emportez-les en plusieurs voyages plutôt qu’en un seul : un sac de sport rempli de fonte se déchire, et le dos qui porte tout d’un coup n’a rien demandé à personne.

Les endroits où ce matériel sert encore

Les associations sportives de quartier, les clubs amateurs, les maisons de quartier et les structures qui accueillent des jeunes acceptent parfois du matériel en bon état, surtout des poids, des tapis de sol et des accessoires simples. Ce n’est jamais garanti, cela dépend de leur local et de ce qu’elles ont déjà : un coup de téléphone tranche en trois minutes.

Les ressourceries et les dépôts d’Emmaüs prennent également certains équipements, avec les mêmes réserves que pour le mobilier — propre, complet, en état de servir. Le matériel électronique dont l’écran ne s’allume plus, lui, relève de la filière des appareils électriques, pas du don.

Le petit matériel compte aussi

Les élastiques, les tapis de sol, les cordes à sauter, les gants et les ceintures ne pèsent rien mais occupent un tiroir entier. Ils se donnent facilement en lot, et un lot part beaucoup plus vite qu’un accessoire seul. Ce qui est vraiment fatigué — un tapis fendu, un élastique qui a perdu son élasticité — n’a pas à être proposé : il ne servirait à personne.

Quant à la montre ou au capteur qui dort dans un tiroir, il suit la filière des appareils électriques, et non celle du textile ou du don classique.

Garder est aussi une réponse

Si vous voulez conserver l’appareil parce que vous comptez sérieusement le reprendre, gardez-le. Ce qui aide, c’est de lui trouver une place qui ne soit pas au milieu du passage, et de vous donner un repère dans le temps : la fin de l’hiver, un déménagement, une échéance qui existe déjà dans votre agenda. Passé ce repère, la question se repose d’elle-même, sans que vous ayez à y penser entre-temps.